La Conférence internationale sur
Bassin du lac Tchad

Contexte

NOTE CONCEPTUELLE DE LA CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LE LAC TCHAD

CONTEXTE

 Le bassin du lac Tchad qui est partagé par l’Algérie, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Tchad, la Libye, le Niger, le Nigéria et le Soudan (cf. carte en annexe 1), est un vaste ensemble qui représente près de 8% de la superficie du continent africain     avec une population estimée à 40 millions de personnes selon les statistiques de 2010. Il est une ressource en eau capitale pour la pêche, l’élevage et l’agriculture pour ses pays riverains dont certains comptent parmi les plus pauvres du monde.   
En dépit de la pauvreté et des défis sécuritaires auxquels est confrontée la zone du bassin du lac Tchad, ce plan d'eau douce est une source d’approvisionnement en eau potable et constitue un environnement idéal pour le développement socio-économique. Il représente aussi un cadre unique sur les plans social et culturel en contribuant à la riche diversité de la région. Les populations riveraines du lac Tchad ont leurs valeurs culturelles, leurs croyances et traditions façonnées par leurs relations avec la nature, et partant, leur influence sur la préservation de l’environnement. 
Cependant, le lac Tchad fait face à des défis nombreux et variés. Dans les années soixante, sa superficie était estimée à 25.000 km2 contenant 135 espèces de poisson pour une production annuelle évaluée à 200.000 tonnes. Il était le foyer de productivité, de sécurité alimentaire et de richesse pour les populations vivant dans le bassin du lac Tchad et au-delà de ce bassin. Rien qu’au Tchad, le nombre de vendeurs de poissons était estimé à près de 20.000 personnes à cette époque là. Le lac est actuellement un foyer d’insécurité, d’instabilité et de perte des moyens d’existence.

Avant les années de sécheresse, dans les années soixante, les meilleurs pâturages étaient localisées dans la zone sahélienne du bassin du lac Tchad. La zone du Sahel était appropriée pour l’élevage intensif étant donné qu’il y avait rarement de conflits entre les éleveurs et les agriculteurs. Il était estimé que sept (7 ha) hectares de terre pourrait nourrir une unité d’élevage tropical pendant six (6) mois au cours de l’année. La sécheresse a provoqué la perte des pâturages et le début de la transhumance vers la savane guinéenne dans le sud du bassin.
Malheureusement, le lac Tchad connaît une forte variabilité à cause de la pression anthropique et des effets néfastes des changements climatiques. Sa superficie est passée de 25.000km2 dans les années 60 à 2.500 km2 en 1985 à cause des effets combinés des changements climatiques et la gestion non durable des ressources en eau et des ressources naturelles. Cependant, en 2013, la superficie du lac Tchad est remontée à 5.000 km2 suite à une hausse exceptionnelle de la pluviométrie.
Une  analyse de l’hydrologie du lac Tchad montre que les écoulements des eaux au cours des années humides (avant 1973) étaient estimés à une moyenne de 30-40 km3 par an alors que ceux-ci avoisinaient une moyenne de 20-21 km3 par an au cours des années sèches (après 1974) tandis que la moyenne la plus faible était de 16 km3 par an enregistrée en  1984. L’utilisation actuelle des eaux du bassin jusqu’en 2011 est évaluée à 2 Km3 par an.
 

REACTIONS AUX CATASTROPHES ENVIRONNEMENTALES

Face à la dégradation croissante de l’écosystème du lac Tchad, les gouvernements des pays membres de la CBLT ont pris les principales mesures ci-après :  

 

La conférence internationale sur le lac Tchad
Location: Transcorp Hilton Hotel, Abuja, Nigeria.
Email: info@lcbconference2017.ng   Tel: +2348037033941